Conduire en évitant l'accident
La conduite préventive part d'un constat : la plupart des accidents sont évitables par celui qui les subit. La formation enseigne à repérer le danger assez tôt pour ne jamais avoir à réagir dans l'urgence.
Ce qui est travaillé
Le balayage visuel et la lecture de la scène routière · les distances de suivi réelles selon la vitesse et l'état de la chaussée · les portes de sortie, c'est-à-dire l'espace vers lequel se dégager · l'anticipation du comportement des autres usagers · la gestion des distractions, du téléphone à la fatigue.
La conduite hivernale
Au Québec, c'est une compétence à part : adhérence réduite, freinage allongé, perte de traction, visibilité dégradée, et la façon de récupérer un véhicule qui décroche. La formation aborde aussi la préparation du véhicule pour la saison.
Pour les entreprises
Plusieurs écoles offrent cette formation aux flottes d'entreprise, dans un objectif de réduction des réclamations et des arrêts de travail. Le contenu s'adapte au type de véhicule et aux trajets réels des employés.
Aucun permis en jeu
Cette formation ne mène pas à un permis ni à une classe supplémentaire. Elle vise la compétence et la réduction du risque, pour un conducteur qui conduit déjà.
Mesurer ce qui change
Les entreprises qui déploient cette formation suivent généralement deux indicateurs : le nombre de réclamations et le coût moyen par événement. C'est le seul moyen de savoir si la formation a produit un effet, plutôt que de le supposer.
Les distractions
Le téléphone reste la distraction la plus discutée, mais ce n'est pas la seule : la navigation, la nourriture, les passagers, la radio et la rumination mentale coupent l'attention de la même façon. La formation travaille surtout sur l'organisation du trajet, pour que les décisions se prennent avant de partir plutôt qu'au volant.